Notre Histoire
Notre Vie
12 au 15ème siècle
du "Bondon" à aujourd’hui
Notre communauté actuelle s’inscrit dans une longue histoire,
celle du 1
er Carmel féminin en France.  

Avant les sœurs... Les Frères Carmes, de Palestine en Bretagne…
Fin du 12ème siècle: des pélerins de Terre Sainte s’établissent comme ermites au sommet du mont Carmel, un haut-lieu où avait prié le prophète Élie. Ils vivent dans la prière, le travail manuel, le combat spirituel.
Très tôt, ils dédient à Marie la petite chapelle construite au milieu des cellules et sont appelés: "Frères de Notre-Dame du Mont-Carmel"

Leur Règle de vie, rédigée vers 1209, demeure encore le texte inspirateur fondamental de la vie des Carmes et Carmélites aujourd’hui.

Vivre dans l’obéissance à Jésus-Christ, le servir d'un cœur pur…

Méditer jour et nuit la Parole du Seigneur et veiller dans la prière…
Portail Mont Carmel
Lorsque les Frères viennent s’établir en Europe - ainsi à Paris en 1254 – la Bretagne se révèle terre particulièrement accueillante à leurs couvents: nommons les fondations de Ploërmel (1271), Saint Pol de Léon (1348), Pont-l’Abbé (1383), Hennebont (1384) et le Bondon à Vannes (1424) 
 
Très tôt, au voisinage des Frères, des femmes sont attirées par la spiritualité du Carmel, vie en présence de Dieu, et s’en inspirent, soit isolément, soit en groupes: les "mantellate" en Italie, les "beatas" en Espagne, les "béguines" en Flandre et aux Pays-Bas.

au 15ème siècle le Carmel féminin
Françoise Duchesse
En 1452, le Bx Jean Soreth, prieur général des Frères Carmes, accueille la demande des béguines de Gueldre, puis celles de Nieukerk, d’être affiliées à l’Ordre comme moniales. La branche féminine du Carmel est née… En 1455 et 1457, les béguinages de Dinant et de Liège deviendront à leur tour "Carmels".
 
Mais le 1er Carmel féminin, fondé comme tel en 1463, sera celui du Bondon à Vannes, œuvre de Jean Soreth et de Françoise d’Amboise alors duchesse de Bretagne.
Veuve, sans enfants, Françoise qui n’a que 30 ans, pense à la vie religieuse. Pourquoi pas chez les Clarisses qu’elle vient d’établir à Nantes ?

La rencontre avec Jean Soreth, venu visiter les 7 couvents bretons de frères Carmes, est déterminante dans son choix. A proximité du couvent des frères au Bondon, elle fait construire une maison destinée aux futures Carmélites: le Monastère, précise la Bulle du 16 février 1460, appartiendra à la Réforme de Jean Soreth, c’est-à-dire à l’observance régulière de la Règle mitigée, et sera de "clôture étroite".
Françoise Carmélite
Les 9 religieuses, formées par Jean Soreth, arrivent de Liège le 2 novembre 1463, et le 1er février suivant prennent solennellement possession du monastère enfin achevé et placé sous le vocable des "Trois-Marie".
Cinq ans plus tard, Françoise peut enfin réaliser son projet de revêtir l’habit du Carmel, puis s’engager par la Profession religieuse le 25 mars 1469. 

Le Bondon
Élue prieure, elle devra prendre, en 1477, la décision de transférer le couvent aux Couëts, à Nantes où elle décédera en 1485.
Mais le Carmel féminin refleurira à Vannes !